Exemples Réussis d’Urbanisation & Industrialisation

Pour montrer que les changements que nous proposons ne sont pas des rêves impossibles à réaliser ou trop idéalistes, nous proposons ci-dessous des projets réussis, et de grandes notoriétés à travers le monde en développement.

  •  LA CHINE. Du sous-développement à la 2ème puissance économique du monde en 40 ans.

La Chine présente l’exemple type  d’une urbanisation réussie, utilisée à son optimum pour son développent économique et social sauf en matière de développement durable. Des réformes lancées depuis 1978 et basées sur les quatre modernisations : modernisation de l’Agriculture, de l’Industrie, de la Défense Nationale et de la Science et la Technologie, lui ont permis d’initier des politiques cohérentes prenant  tous ces secteurs et devenir 40 ans plus tard, la deuxième économie du monde, une puissance technologique et  spatiale et la deuxième puissance militaire du monde.

Elle a su transformer ses petites villes de la côte Est en Mégalopole industrielles de rang mondial, créer des zones économiques spéciales réussies, attirer les IDE et devenir l’usine du monde. Mais aussi utiliser les IDE pour développer l’industrie locale, renforcer le système éducatif et l’écosystème scientifique et technologique. La Chine peut ainsi appuyer l’Afrique sur :

  • La construction de villes productives dans un contexte d’urbanisation ultrarapide ;
  • La création de Zones Economiques Spéciales réussies et qui attirent des IDE ;
  • La production d’énergies renouvelables. Selon l’université américaine Johns Hopkins, la Chine s’est engagée sur 45 projets d’hydroélectricité en Afrique dont 27 achevés, 11 en cours de réalisation et 7 projets signés. La chine est leader mondial de l’électricité solaire, dans l’éolien et les batteries de voitures électriques ;
  • La construction de train à grande vitesse, de ports et d’aéroports.

 

  • Dubaï et Singapour. Un leadership exceptionnel au service du développement urbain exceptionnel en ¼ de siècle

« Den Xiaoping a répété que la Chine devait apprendre de Singapour. Nous l’avons fait, nous le faisons aujourd’hui et nous le ferons demain »

Président de la République Populaire de Chine ; Xi Jinping

Certains pays ont connu l’exploit de développer des villes exceptionnelles en moins de 40 ans. Il l’ont fait en seulement un peu plus d’un quart de siècle  Il s’agit des villes de Singapour et de Dubaï. Ces villes sont l’œuvre de deux leaders hors du commun ayant une vision, une stratégie et un ardent désir de succès. Ainsi il a fallu 27 ans à Lee Kuan Yew pour construire Singapour et 25 ans au Sheikh Mohammed Bin Rashid Al Maktoum pour bâtir Dubaï.

Selon Olivier Sevin, Singapour constitue un cas emblématique en matière de développement, parce qu’en quelques décennies cette cité-État dépourvue de ressources naturelles, de capitaux et de savoir-faire est devenue une ville globale qui suscite autant l’admiration que l’envie… En quelques années, les autorités singapouriennes ont réussi à doter la ville d’une image compétitive. Singapour fait aujourd’hui figure de ville fonctionnelle, propre, sûre, accueillante, où multinationales et cadres étrangers sont assurés de disposer d’une gamme de services très étendue ainsi que, et ce n’est pas le moindre paradoxe dans un pays où l’action de l’État est omniprésente, de taux d’imposition et de charges sociales très faibles. Le succès est au rendez-vous : en 2010, avec 14,7 %, le taux de croissance du PIB de la cité-État a été l’un des plus élevés du monde.

Et, selon l’Agence France Presse (AFP), le souverain, le Sheikh Mohammed Bin Rashid Al Maktoum affirme avoir voulu faire de Dubaï une « Cordoue moderne », au premier plan d’une renaissance arabe, à l’instar de la ville andalouse qui offrait un modèle de coexistence religieuse et communautaire du temps de la  domination arabe sur une partie de l’Espagne.

De fait, Dubaï se démarque des autres pays conservateurs du Golfe qui l’entourent: les étrangers, majoritaires, sont libres de pratiquer leur religion, les étrangères en mini-jupe côtoient les Emiraties en abaya noire, et les bars et boites de nuit sont légion. Qualifié d’autocrate par certains, dans un pays où ni les partis ni les syndicats ne sont autorisés, il garde la porte de son « majlis » (la salle de réception du palais, ndlr) ouverte à ceux qui ont des doléances. « Je suis convaincu que je mène mon peuple non seulement sur le droit chemin, mais sur le seul chemin possible », affirme-t-il dans son livre, « Ma vision ».

La qualité du leadership est l’un des ingrédients dont l’Afrique devra faire preuve.

 

Si l’Afrique devra accélérer sa croissance et émerger économiquement, elle devra se focaliser sur ses villes pour les rendre productrices,  prospères et vivables.