L’IA AU SERVICE DE L’URBANISME : OU COMMENT RELANCER LE RENOUVEAU DE LA VILLE NUMERIQUE EN AFRIQUE FACE AUX RESULTATS MITIGES DES “VILLES NOUVELLES” OU “SMART CITIES” DES ANNES 2000.

L’Intelligence Artificielle (IA) n’est ni un simple sujet de recherche académique ni une question à venir. Depuis 2010, l’IA est sortie des laboratoires et des universités. Elle pénètre à travers ses algorithmes désormais nombre d’aspects de notre vie quotidienne. Dans des sociétés humaines où plus de 98 % de l’information est numérisée, elle est devenue un enjeu stratégique central. Yann Le Pollotec, 2018

 OpenAI a lancé GPT-3.5 en novembre 2022. Le prototype accessible au public a rapidement gagné en popularité, atteignant 1 million d’utilisateurs en seulement 5 jours. En janvier 2023, il a franchi la barre des 100 millions d’utilisateurs, ce qui en fait la plateforme affichant la croissance la plus rapide de tous les temps. ChatGPT traite une grande quantité de données textuelles pour apprendre des modèles et des relations entre les mots et les phrases, qu’il utilise ensuite pour apporter des réponses pertinentes sur le plan contextuel et cohérentes sur le plan linguistique aux questions posées. Le résultat est un système capable de comprendre et de répondre à des questions en langage naturel d’une manière qui imite la conversation humaine. » JP Morgan,  Mai 2023

SMART CITIES ET VILLES NOUVELLES EN AFRIQUE ; DES RESULTATS MITIGES 20 ANS APRES LEUR LANCEMENT

Selon les estimations des Nations Unies, la population urbaine en Afrique devrait connaître une croissance significative d’ici 2050. Elle devra passer d’environ 570 millions de personnes, soit 47% de la population totale du continent en 2020, à 1,34 milliard de personnes, représentant près de 60% de la population totale du continent en 2050. Cela signifie que la majorité de la population africaine vivra dans des zones urbaines. Pour accueillir, loger, soigner, nourrir, éduquer, déplacer, etc. plus du double de la population urbaine de 2020 en un peu plu d’une génération, la construction de villes nouvelles est indispensable en plus de l’extension des villes existantes. Elle permettra d’éviter ainsi une pression importante sur les infrastructures existantes, y compris les villes elles-mêmes , les logements, les services de base et les emplois.

La plupart des pays africains sont conscients de cette situation et ont identifié plusieurs projets de villes nouvelles ou SMART CITIES à travers le continent. Le plus souvent pour désengorger les grandes villes, capitales macrocéphales de la plupart des pays (des villes qui concentrent une part disproportionnée de la population, de l’économie et des activités politiques d’un pays par rapport aux autres villes). En effet, certaines villes africaines connaissent une surpopulation et une congestion urbaine, ce qui entraîne des problèmes tels que la congestion routière, la pollution et la pression sur les ressources. Les villes nouvelles sont développées pour décongestionner ces grandes villes en offrant des alternatives de logement et d’emploi dans des zones périphériques tout en tirant avantage des nouvelles technologies du numériques pour en faire des villes plus durables, efficaces, inclusives et résilientes, capables de relever les défis de l’urbanisation rapide tout en améliorant la qualité de vie de leurs habitants, en somme, des villes Intelligentes ou SMART CITIES.

Ainsi, les villes nouvelles ont connu, depuis le début des années 2000, un élan considérable sur le continent.  Eko Atlantic City au Nigeria en 2000. Eko Atlantic City est un projet de ville nouvelle située à Lagos, au Nigeria. Il est construit sur des terres gagnées sur l’océan Atlantique et vise à être un centre d’affaires et un quartier résidentiel haut de gamme. Vision City au Rwanda en 2011.Vision City est un projet de développement urbain situé à Kigali, au Rwanda. Il vise à être un quartier résidentiel et commercial moderne avec des installations et des services de qualité. Konza Technopolis (ou Konza City) au Kenya en 2013.Konza Technopolis est un projet de ville nouvelle située à environ 60 km au sud de Nairobi, au Kenya. Son objectif est de devenir un hub technologique et un centre d’innovation en Afrique de l’Est. A ces villes, ll faut Kilamba en Angola en 2008, Hope City au Ghana en 2013, Diamniadio au Sénégal en 2014 et rien qu’en 2017 ont notamment fleuri les projets Sèmè City au Bénin ou Yennenga au Burkina Faso ou encore AKON CITY en 2020 au Sénégal, etc.

  • LES VILLES NOUVELLES SONT CARACRERISSES PAR DES PROJETS URBAINS DE GRANDES ENVERGURES, CENTREES SUR LES TECHNOLOOGIES DU NUMERIQUE ET S’INCRIVENT DANS UN HORIZON TEMPOREL LOINTAIN

Les villes nouvelles, également appelées villes intelligentes ou villes durables, sont des projets d’urbanisation planifiée conçus pour résoudre les problèmes de croissance démographique rapide, de développement non durable et d’infrastructures insuffisantes dans certaines villes d’Afrique. Ces projets visent à créer des environnements urbains plus efficaces, connectés, durables et technologiquement avancés pour améliorer la qualité de vie des habitants.

Pour CISSE Cheikh, septembre 2022, la ville nouvelle est une alternative d’aménagement du territoire pour relever les défis de la forte urbanisation à travers le partenariat international, renforçant une circulation internationale de modèles urbains au détriment de la production d’une ville réelle sur le temps court, par une multitude d’acteurs avec une articulation de pratiques formelles et informelles. De plus, ces villes nouvelles portées par des États et des promoteurs internationaux suivent la dynamique d’un agenda international standardisé, marqué par une course à la modernité et au rayonnement international à travers des projets urbains de grande envergure, tantôt dits smart, tantôt durables, s’inscrivant sur un horizon temporel lointain.

Les délais de réalisation de ces villes nouvelles en Afrique varient considérablement d’un projet à l’autre, de quelques années à plusieurs décennies. Et selon le journal Jeune Afrique (mars, 2018), plus qu’à des villes à part entière, c’est à des cité-dortoir que ressemblent des grands ensembles, souvent implantés à trente ou quarante kilomètres des métropoles. Ces villes sont pour la plupart désertées par les classes moyennes et aisées et connaissent ainsi des taux de chômage record, enregistrent des embouteillages en direction des métropoles voisines et subissent une détérioration rapide de leurs infrastructures. « Certes, l’habitat insalubre a été fortement résorbé. Mais, pour que ces villes marchent, il aurait fallu envisager simultanément du logement, de l’emploi mixte et des transports », estime Pierre Signoles, spécialiste du Maghreb et professeur honoraire de géographie à l’université de Tours, dans l’ouest de la France.

  • PROJET ACHEVE ET LIVRE MAIS AVEC DES DEFIS DE FONCTIONNEMENT : LA VILLE NOUVELLE DE KILAMBA EN ANGOLA

La ville nouvelle de Kilamba, également connue sous le nom de Kilamba Kiaxi, est située à environ 30 km de la capitale de l’Angola, Luanda. Le projet de Kilamba a été lancé en 2008 dans le but de répondre au besoin croissant de logements abordables pour la population angolaise.

Kilamba a été construite par une entreprise chinoise, China International Trust and Investment Corporation (CITIC), en collaboration avec le gouvernement angolais. La construction de la ville a été rapide et ambitieuse, avec l’objectif de créer une ville moderne et bien équipée pouvant accueillir environ 500 000 habitants.

La ville nouvelle de Kilamba est dotée d’infrastructures modernes, comprenant des appartements, des écoles, des hôpitaux, des commerces, des espaces verts, des routes et des installations sportives. Elle a été conçue pour offrir un mode de vie confortable à ses résidents, avec des équipements et des services de base à proximité.

À son ouverture en 2011, Kilamba a attiré beaucoup d’attention et suscité un grand intérêt en raison de sa taille et de son apparence moderne. Cependant, la ville a également fait face à des défis tels que des problèmes d’accessibilité et de coût élevé des logements pour de nombreux Angolais.

Malgré les défis rencontrés, la ville nouvelle de Kilamba est considérée comme un exemple notable de développement urbain en Afrique. Elle a contribué à fournir un grand nombre de logements abordables et à améliorer les conditions de vie pour de nombreux habitants de Luanda.

  • DELAIS D’ACHEVEMENT ET DE LIVRAISON DES PROJETS INCERTAINS ET LONG

Démarrer en grandes pompes dans es années 2000, la plupart des projets de villes nouvelles sont toujours en cours de construction et aucun délai d’achèvement des travaux et de livraison des projets n’est envisageable dans un avenir proche.

  • RETARD DANS LE DEMARRAGE DU PORJET : LA VILLE NOUVELLE D’AKON CITY

Akon City, la ville nouvelle imaginée et impulsée par le rappeur américain d’origine sénégalaise Akon. Située à 100km au sud de Dakar, elle Coûtera Six milliards de dollars, financer selon un modèle mixte entre un consortium international et Akoin, la crypto, monnaie lancée en 2021 par la star. Ultra-moderne, connectée, verte et autonome, elle abrite des bureaux et des logements dernier cri, un hôpital aux équipements digitalisés, un campus universitaire international, un hub de recherche technologique, un district consacré au tourisme (avec casino, hôtel, spa, marché africain), et même Senewood, un studio de production cinéma.

Trois ans après la pose de la première pierre, il n’y a rien des 5 hectares qui auraient dû être achevés en 2022. Le projet de ville nouvelle a-t-il des problèmes de retard de démarrage ou du moins pas à la hauteur des ambitions affichées ?

 

VILLES NOUVELLES ET SMART CITIES EN AFRIQUDE. UN BILAN MITIGE ?

Selon le Cabinet UGGC Avocats, parmi tous ces projets, les résultats sont contrastés. Certaines villes ont vu le jour et remplissent en tout ou en partie leur objectif initial. D’autres, comme Akon City, ont toujours des allures de doux rêve avec de magnifiques vidéos et plans d’architectes mais rien sur le terrain. Il y a celle des villes sorties de terre mais devenues soit des “cités dortoirs” pour les classes populaires, soit des “villes fantômes” qui n’ont pas trouvé leur public car trop chères et élitistes. Dans les deux cas, il est à regretter un manque d’infrastructure pour créer du lien social et un isolement dû à un mauvais raccordement aux réseaux de mobilité.

Les Villes Nouvelles ou « Smart Cities » ne sont pas encore arrivées à devenir de véritables alternatives aux « villes traditionnelles », face aux nombreux défis de l’urbanisation rapide en cours sur le continent.

Pour la Banque Mondiale, les villes africaines ont habituellement trois caractéristiques communes qui freinent le développement urbain et sont source de problèmes quotidiens pour les habitants :

Surpeuplement, absence de densité économique : les investissements dans les infrastructures et les structures industrielles et commerciales n’ont pas suivi le rythme de la concentration de la population, tout comme les investissements dans le logement formel abordable. La congestion et ses coûts annihilent les avantages de la concentration urbaine ;

Manque de connectivité : les villes se sont développées sous la forme d’un ensemble de petits quartiers fragmentés, sans moyens de transport fiables, ce qui limite les opportunités d’emploi pour les travailleurs et empêche les entreprises de tirer parti des économies d’échelle et d’agglomération ;

Coûts élevés pour les ménages et les entreprises : des salaires nominaux et des coûts de transaction élevés dissuadent les investisseurs et les partenaires commerciaux, en particulier dans les secteurs exportables régionaux et internationaux ; les coûts élevés des denrées alimentaires, du logement et du transport auxquels doivent faire face les travailleurs augmentent les coûts de la main-d’œuvre pour les entreprises, réduisant le rendement attendu des capitaux investis.

Pour sortir les villes africaines de la trappe de sous-développement, il faut Premièrement, régulariser les marchés fonciers, clarifier les droits de propriété et instituer une planification urbaine efficace. Deuxièmement, procéder à des investissements précoces et coordonnés dans les infrastructures pour une interdépendance entre les sites, les structures et les services de base. Et enfin améliorer les transports urbains et autres services publics.

DE LA VILLE CONNECTEE A LA VILLE INTELLIGENTE. L’APPORT DE LA REVOLUTION DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (IA)

Après les technologies de la construction en hauteur combinées au développement de l’ascenseur et la vulgarisation de la voiture individuelle qui ont transformé radicalement la forme urbaine (extension verticale et horizontale), l’arrivée de l’Intelligence Artificielle dans la ville entrainera de nouvelles révolutions encore plus importantes. En effet, l’intégration de l’Intelligence Artificielle dans la ville va révolutionner la mobilité, la planification urbaine, l’efficacité énergétique, la gestion des déchets et la sécurité, tout en transformant la forme urbaine par des solutions intelligentes, durables et personnalisées. La plupart des villes africaines étant connectées aux réseaux de téléphones mobiles (2G, 3G et 4G), susceptibles de supporter des capteurs moins chers sur tous les équipements et infrastructures structurants, supports des services urbains de base, l’IA permettra l’avènement de villes véritablement intelligentes.

En novembre 2022, OpenAI (entreprise de recherche en intelligence artificielle (IA) fondée en décembre 2015), lance ChatGPT, un modèle de langage basé sur l’architecture GPT-3.5 accessible au grand public. Contrairement aux chatbots traditionnels qui sont souvent conçus pour répondre à des questions spécifiques ou exécuter des tâches préprogrammées, ChatGPT utilise des modèles de langage pré-entraînés pour générer des réponses basées sur un contexte donné. Il est capable de comprendre des instructions en langage naturel et d’engager des conversations plus fluides et interactives. Ce Chatbot ou Robot de Conversation est un programme informatique conçu pour simuler une conversation humaine avec des utilisateurs. Il est généralement basé sur des techniques d’intelligence artificielle, telles que le traitement du langage naturel (NLP) et l’apprentissage automatique. Pour Idriss J. Aberkane (écrivain, chercheur et conférencier), l’IA est une révolution qui va changer le monde, et ce au moins autant que la radio a défini la totalité technologique du 20ème siècle, en amorçant l’élan qui allait enfanter la Silicon Valley. En mars 2023, OpenAI a présenté son modèle de GPT-4 avec des avancées notables par rapport au modèle GPT-3.5. De même, la Société Microsoft a présenté un grand modèle de langage (LLM) appelé Orca 13BOrca est prévu en open-source dans un avenir proche. Plusieurs autres intelligences artificielles se développent dans l’ombre de GTP dans des domaines de plus en plus variés. L’écosystème de l’IA a atteint désormais une maturité, est largement adopté par le grand public et semble s’imposer rapidement.

La révolution de l’intelligence artificielle (IA) joue et jouera de plus en plus, un rôle crucial dans l’évolution de la ville connectée vers la ville intelligente. L’IA apporte un potentiel énorme pour améliorer la connectivité, l’efficacité et la durabilité des infrastructures urbaines et des services pour les citoyens.

  • UTILISER L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE POUR MESURER L’ETALEMENT URBAIN ET MAITRISER LA CROISSANCE DES VILLES.

Selon Naël Shiab et Isabelle Bouchard, mars 2022, dans l’article « On a utilisé une intelligence artificielle pour mesurer l’étalement urbain au Canada » décrivent comment les gestionnaires des villes ont de plus en plus recours à l’IA  pour mesurer l’étalement urbain et trouver des alternatives crédibles à l’expansion spatiale des villes et métropole au Canada. « L’étalement urbain contribue énormément aux émissions de gaz à effet de serre, rappelle Sasha Tsenkova. Il a un coût économique, environnemental et social. » Au lieu de construire de nouveaux quartiers, il faudrait plutôt densifier ceux qui existent déjà et y ajouter des services et commerces à distance de marche, selon les experts. Pour lutter contre les changements climatiques, les villes doivent contrôler leur étalement urbain et densifier leur territoire. Mais en 20 ans, les zones urbanisées des grandes métropoles canadiennes se sont agrandies de 34 % et leur densité de population a chuté de 6 %.

Les dernières cartes de Ressources naturelles Canada pour le territoire urbain au pays dataient de 2015. Pour couvrir la période 2001-2021, nous avons entraîné un algorithme d’intelligence artificielle à reconnaître les zones urbanisées. À partir de plusieurs milliers d’images satellites couvrant près de 47 000 kilomètres carrés, ce programme informatique a dessiné les cartes actualisées des villes, à partir des limites géographiques des métropoles en 2016.

  • UTILISER L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE POUR FACILITER LA VISUALISATION, L’EVALUATION, LA PARTICIPATION ET L’EXPERIMENTATION DANS LE DOMAINE DE LA PLANIFICATION URBAINE : LA PLATEFORME CITYSCOPE

CityScope est une plateforme de simulation urbaine développée par le MIT Media Lab. Elle vise à permettre aux planificateurs urbains, aux décideurs et aux citoyens de mieux comprendre et explorer les implications des décisions prises dans le domaine de l’aménagement urbain.

CityScope combine des maquettes physiques à petite échelle avec des outils de visualisation et de simulation informatiques pour créer une représentation interactive d’une ville ou d’un quartier spécifique. Les maquettes physiques sont équipées de capteurs qui captent les données en temps réel et les transmettent à un système informatique central.

Grâce à la plateforme CityScope, les utilisateurs peuvent manipuler la maquette physique en ajoutant, déplaçant ou supprimant des bâtiments, des parcs, des infrastructures de transport, etc. Les changements effectués sur la maquette sont ensuite reflétés dans la simulation informatique, qui fournit des données et des visualisations sur l’impact de ces changements.

Par exemple, un utilisateur peut ajouter un nouveau bâtiment à la maquette et la simulation informatique montrera comment cela affecterait la circulation routière, les niveaux de pollution, les flux de piétons, etc. Cela permet aux planificateurs urbains de tester différentes configurations et scénarios avant de prendre des décisions concrètes.

  • UNE VILLE INTELLIGENTE PEUT-ELLE SE PASSER D’UN MAIRE ?

Pour développer l’Intelligence Artificielle dans les villes africaines, il est essentiel de renforcer les capacités locales, encourager l’innovation par des partenariats public-privé, adapter les solutions aux besoins locaux et mettre en œuvre des projets pilotes dans des domaines d’impact clés. Il faut donc un leadership humain (Etatique ou local) avec une vision claire et destiné à exploiter tout le potentiel de cette nouvelle révolution technologique pour le bien-être des populations. Quelques actions clés consisteraient à intéresser les centres de recherches sur l’IA au fait urbain, Impliquer les ingénieurs en IA dans les équipes de panification et de gestion urbaine, appuyer l’enseignement de l’IA, renforcer les capacités des acteurs de la fabrique de la ville, etc.

👍L’intelligence Artificielle (IA) est désormais une technologie mature lancée en 2022 par l’entreprise OPENAI (https://chat.openai.com/ . ChatGTP-3 gratuit ; ChatGTP-4 payant) et suivi par les géants du numérique, Google (Google BARD. https://bard.google.com/ ); Microsoft (BING ChatGTP-4), etc. Mais, plusieurs autres outils existent avec des entreprises moins connus tels que  Jasper AI : https://www.jasper.ai/ ; Synthesia : https://www.synthesia.io/; Do  not pay : https://donotpay.com/ ; Dall-E-2 : https://openai.com/dall-e-2/ : Jenni AI : https://jenni.ai/ ; Tome : https://beta.tome.app/ ; Timely : https://timelyapp.com/hp-td ; Murt : https://murf.ai/ ; Midjourney : https://www.midjourney.com/ etc. Tous destinés à faciliter l’accès à l’information pertinente et à la simplification des interactions en ligne dans tous les domaines d’activités.

👍Les perspectives sont prometteuses pour les emplois en intelligence artificielle, ce qui est une bonne nouvelle pour quiconque travaille dans le domaine en plein essor de l’IA. En fait, les ingénieurs en apprentissage automatique et les scientifiques des données (Ingénieurs de données et Data Scientist) figurent en tête de liste des meilleurs emplois depuis quelques années.

 LA COURSE MONDIALE A LA SUPREMATIE DE L’IA

L’intelligence artificielle est sur le point de révolutionner le monde, en donnant du pouvoir aux nations qui exploitent pleinement son potentiel. Les États-Unis sont toujours considérés comme le leader mondial de l’IA, mais la Chine rattrape son retard. La course est au cœur de la rivalité américano-chinoise et une facette essentielle de la compétition économique et militaire qui définira la décennie. Toutefois, l’utilisation de drones de pays en voie de développement comme l’Iran et la Turquie dans la guerre en la Russie et l’-Ukraine montre que cette technologie peut être maîtriser par tous les Etats pourvu qu’il existe une prise de conscience et une volonté politique.

L’AFRIQUE PEUT-ELLE S’EMANCIPER DE SA DEPENCE DE L’IA DES GEANTS DU NUMERIQUE ?

L’IA promet de transformer en profondeur la croissance économique mondiale et l’Afrique veut initier sa jeunesse à cet outil révolutionnaire. L’Afrique peut s’émanciper de sa dépendance vis-à-vis de l’IA en développant ses capacités en matière de recherche, d’innovation et de formation, en favorisant l’entrepreneuriat technologique local, et en créant des politiques et des infrastructures qui encouragent l’adoption et le développement de solutions technologiques africaines.