COMMENT L’URBANSATION VA MODIFIER LA DEMOCRATIE SUR LE CONTINENT AFRICAIN ?

En Afrique au Sud du Sahara, le soutien aux gouvernements en place est nettement plus élevé parmi les résidents ruraux que les citadins, bien que l’ampleur de cette différence varie selon les pays. Afrobarometer, 2010

L’urbanisation en Afrique est réelle. La plupart des dirigeants politiques restent dans le déni de sa centralité et de son urgence. L’urbanisation en Afrique représente l’une des questions politiques les plus complexes et les plus insolubles tant que les Africains ne prennent pas la responsabilité de changer cette impasse politique contemporaine. URBANIZATION IMPERATIVES FOR AFRICA (African Centre for Cities, 2010)

 L’URBANISATION, UN PHENOMENE PLANETAIRE ET IRREVERSIBLE

L’Afrique est encore aujourd’hui, le continent le moins urbanisé : en 2010, on estimait qu’environ 36 % seulement de sa population était « urbaine ». Et selon les projections, c’est aux environs de 2035, que plus de 50 % de la population du continent vivra dans des villes. Cela basculera tous les continents de la planète dans la transition urbaine. La spécificité du phénomène sur le continent est la vitesse de l’urbanisation qui est presque sans précédent, à l’exception d’un autre endroit : la Chine. Il y a quarante ans, 80% de la population chinoise travaillait dans l’agriculture rurale. Aujourd’hui, 60% vivent et travaillent en ville. Au cours d’une courte période de réformes visant à ouvrir l’économie chinoise après 1978, environ 50 millions de personnes ont quitté l’agriculture rurale pour s’installer dans les villes où elles travaillent principalement dans l’industrie et les services. Au contraire de la Chine, l’urbanisation en Afrique se fait sans industries. L’absence d’un tissu industriel important prive ces pays de ressources nécessaires pour investir dans les infrastructures urbaines indispensables pour leur productivité et pour la qualité de vie des citadins. Lire la suite

L’AFRIQUE PEUT-ELLE CONTINUER A NOURRIR A BAS PRIX SA POPULATION URBAINE, AU DETRIMENT DES AGRICULTEURS LOCAUX, DANS UN CONTEXTE INTERNATIONAL DE PANDEMIE PERSISITANTE ?

L’Afrique subsaharienne, la région Proche-Orient et l’Afrique du Nord déjà importatrices nettes de produits agricoles verront une accentuation de leur dépendance à l’égard des marchés internationaux, d’ici 2030. Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2021‑2030

LE DILEMME DE LA « CONSOMMATION DES PRODUITS NATIONAUX » EN AFRIQUE

Selon l’ONG Belge SOS faim dans sa publication Défis Sud édition 2020-2021, n°138, la pandémie de la Covid-19 a relancé les débats sur la souveraineté, la sécurité et l’autosuffisance alimentaires, ainsi qu’un débat qui leur est très lié, celui sur le protectionnisme agricole. En effet, avec la fermeture des frontière, plusieurs pays ont suspendu leurs exportations du riz dès mars 2020 (Vietnam, Cambodge, Myanmar), laissant le marché international à l’Inde et à la Thaïlande. Le confinement en Inde a fortement ralenti les exportations et seule la Thaïlande a continué à exporter à un rythme « normal ». Le Vietnam a cependant repris ses exportations à partir du 11 avril 2020, mais on estime qu’elles seront inférieures de 40 % par rapport à 2019. Ce sont les pays africains qui paraissent les plus sensibles à ces tensions. En particulier le Sénégal, le Bénin et la Côte d’Ivoire qui importent à eux trois 10 % du total des flux internationaux de riz. Une des difficultés des pays africains est qu’ils sont exportateurs de denrées qui ne sont pas essentielles pour les rations alimentaires (cacao, thé, noix de cajou, fleurs), contrairement au riz ou au blé.

Et selon les experts, à qualité égale, les denrées alimentaires produites localement en Afrique sont généralement plus chères que les produits importés. Les pouvoirs publics se trouvent donc devant un dilemme, promouvoir des produits nationaux chers avec le risque de troubles sociaux dans les villes ou continuer les importations au détriment des producteurs locaux.

 PAS DE PROTECTIONNISME AGRICOLE SANS UNE POLITIQUE CREDIBLE DE REVOLUTION VERTE Lire la suite

POUR UNE REPRISE FORTE ET INCLUSIVE APRES LA COVID-9 ? DEVELOPPER LA RESILIENCE DES VILLES FACE AUX CHOCS FUTURS.

 

LE PARADOXE DE LA BIODIVERSITÉ ET DES ÉPIDÉMIES

« les futures épidémies que nous vivrons«  ; Le nombre de pandémies a explosé depuis les années soixante. Cette croissance met en lumière un paradoxe difficile à appréhender. Les pandémies sont issues de la biodiversité (plus il y a de biodiversité, plus il y a de pathogènes), mais plus la biodiversité est menacée, plus il y a de zoonoses (de maladies transmises de l’animal à l’homme). Dirty Biology

QUAND L’EXTRÊME CLIMATIQUE DEVIENT LA NORMALITÉ

Des Américains se réfugiant dans des centres de refroidissement pour échapper au dôme de chaleur, des Chinois coincés dans une rame de métro où l’eau monte dangereusement, des Liégeois fuyant leur ville victime d’inondations historiques… Le réchauffement ne frappera pas plus loin ou plus tard. Cet été 2021, il est déjà à l’œuvre, partout dans le monde, et nous force à repenser ce que nous considérons comme « normal ». Chaque année, l’exceptionnel se reproduit. Novethic ; 22 juillet 2021

LA COVID-19 EST LA PREMIERE PANDEMIE DE L’ERE URBAINE

Selon la Banque Mondiale, au début du 20e siècle, seulement 14% de la population mondiale vivait dans les villes. Cette proportion a augmenté pour dépasser les 50% aujourd’hui, et devrait atteindre 70 % d’ici 2050. Les villes sont les centres mondiaux de la vie politique, de l’innovation et de l’activité économique : 80 % du produit intérieur brut (PIB) mondial est généré dans les villes. Mais cette concentration de personnes, d’activités économiques, d’énormes stocks de biens immobiliers et de réseaux d’infrastructures, etc. s’accompagne de défis importants face à un climat changeant. Alors que l’urbanisation rapide crée une croissance économique, elle modifie également le profil de risque de catastrophe des pays, passant d’une prédominance rurale avec des problèmes de sécheresse et de sécurité alimentaire à une prédominance urbaine, avec des inondations, des cyclones, des glissements de terrain, des tremblements de terre et des pandémies.

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QUELS ENSEIGNEMENTS DE LA COVID-19 DANS LA RECONSTRUCTION DES ECONOMIES DES PAYS AFRICAINS PLOMBEES PAR LE POIDS DU SECTEUR INFORMEL, PREMIER EMPLOYEUR ?

« Le monde s’urbanise. Il devient urbain. En 1950, un peu moins de 30 % des habitants de la planète vivaient dans des villes ; aujourd’hui c’est le cas d’un habitant sur deux et, selon les Nations Unies, les citadins représenteront plus de 70 % de la population mondiale en 2050. La « question urbaine »​ devient donc centrale pour toutes les sociétés, du nord comme du sud, et la relation entre population, urbanisation et développement prend une importance grandissante ». Jacques VÉRON

….Toutefois, une gestion inefficace de la croissance et du développement urbains peut exacerber les inégalités, l’exclusion et la vulnérabilité, particulièrement au sein des populations marginalisées. PNUD

CORONAVIRUS EN AFRIQUE : LA CATASTROPHE ANNONCEE N’A PAS EU LIEU

Le 31 décembre 2020, un reportage de France Culture par Nadine Epstain, en contradiction avec les prédictions de chancelleries occidentales et des organisations internationales au début de la crise, remarquait : « C’est un fait. Il y a quelques mois, on pensait que la Covid-19 allait balayer l’Afrique, mais la catastrophe annoncée par les pessimistes n’a pas eu lieu. Lorsqu’on regarde la carte de la pandémie aujourd’hui, les cas de Covid-19 en Afrique représentent moins de 5 %, peut-être 2 % des cas mondiaux. L’histoire de la maladie n’est pas finie – l’avenir peut encore apporter beaucoup de surprises – mais à l’heure actuelle, il est clair que l’Afrique est beaucoup moins touchée que le reste du monde ».

Plusieurs pays africains font néanmoins exception et ont été particulièrement contaminés, à commencer par les deux plus grandes puissances économiques du continent : le Nigeria et l’Afrique du Sud. Ces deux pays sont les pays les plus urbanisés, avec de grandes métropoles comme Lagos, Durban, Le Cap, Pretoria, etc. qui représentent des environnements épidémiologiques avec de nombreux contacts internationaux, un contexte qui est beaucoup plus proche du contexte épidémiologique d’un pays européen.

Pour la plupart des africains, les effets de la pandémie ont été modérés par rapports aux pays développés. Au regard de la structure de l’économie où le secteur informel occupe une place prépondérante au niveau de l’emploi, cette situation est plutôt une chance.

 COVIDT-19, SECTEUR INFORMEL ET CONFINEMENT EN AFRIQUE OU LE DILEME ENTRE MOURIR DE FAIM OU ETRE INFECTE Lire la suite

SECTEUR PHARE DE « L’INDUSTRIE SANS CHEMINÉES » ; QUEL AVENIR POUR LE TOURISME EN AFRIQUE APRES LA COVID-19 ?

QUAND LES CLASSES MOYENES DES VILLES REVENT DE DECOUVRIR LE MONDE

A travers la démocratisation, l’Internationalisation et la massification du tourisme. Reflet d’une mondialisation pacifique qui devait permettre « paix et développement ».

 Le tourisme représentant 22% de son PIB, le Cap-Vert est de ces économies que la pandémie de Covid-19 a plongé dans l’agonie. Par La Tribune Afrique 18/03/2021,

Avec l’interdiction officialisée des spectateurs venant de l’étranger aux JO cet été, les professionnels du tourisme au Japon ont quasiment fait une croix sur l’événement et attendent des jours meilleurs. LE FIGARO 22 Mars 2021.

LES « INDUSTRIES SANS CHEMINEES » ALTERNATIVES SERIEUSES A L’INDUSTRIE CLASSIQUE ?

 Aucun pays au monde ne s’est développé sans passer par une phase d’industrialisation. Cette loi qui est maintenant la sagesse conventionnelle, soutient que l’industrialisation est la seule voie vers un développement économique rapide pour les pays en développement, la Chine étant l’exemple type. Mais, devant les difficultés évidentes des pays africains à entrer dans cette phase d’industrialisation, des chercheurs se sont demandés et si cette loi peut ne pas s’appliqué à l’Afrique ou ne s’applique plus.

Ils ont identifié des secteurs de services modernes qui présentent les mêmes caractéristiques que les industries et qui ont la capacité à transformer l’économie de ces pays, qui pourraient ainsi contourner le secteur manufacturier et est passés directement de l’agriculture aux services. La question est de savoir si la croissance des services peut être un moteur de création d’emplois et réduction de la pauvreté comme le ferait l’industrialisation ?

Les secteurs identifiés appelé « Industries sans Cheminées », sont composés de l’agro-industrie, de l’horticulture, du tourisme, de certains services aux entreprises y compris les services basés sur les TIC et des services de transport et de la logistique. Voir le chapitre 3 du rapport « Foresight Africa 2020 » de Brookings Institution.

Sur ces secteurs d’activité, l’horticulture et le tourisme qui étaient en pleine croissance en Afrique et dans le monde jusqu’au mois de mars 2020, se sont relevés très vulnérables face à la pandémie de la Covid-19. Une crise majeure qui pose le problème de leur survie, surtout pour le tourisme international qui dépend du transport aérien avec des avions cloués au sol depuis plus d’un an.

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POURQUOI INVESTIR MASSIVEMENT DANS LES VILLES AFRICIANES APRES LA COVID-19 ?

« Les villes prospères font des pays prospères ». La Coalition pour les transitions urbaines

« Les pays leaders de demain seront ceux dont les villes parviendront à mener une transition équitable et durable vers une nouvelle économie urbaine ». The Coalition for Urban Transitions.

 POURQUOI S’INTERESSER AUX VILLES ?

Parce que la pandémie de la covid-19 a démontré que les villes, épicentres de la maladie sont les moteurs du développement économique, social et culturel dans le monde. En effet, avec plus de 90% des victimes, la plupart des activités urbaines (entreprises, etc.) ont été arrêtées pour limiter les contagions, provoquant ainsi le ralentissement de la production, la désorganisation des chaînes d’approvisionnement partout dans le monde, un effondrement brutal de la consommation, une crise des déplacements étrangers et une grave crise économique jamais vue depuis la Grande Dépression de 1930.

En fait, cette pandémie est venue nous rappeler les avantages qu’offrent les villes pour le développement économique, social, culturel et durable de la planète. Elle nous rappelle :

–       Que les villes sont les lieux de concentration des pouvoirs administratif et politique et donc les lieux d’impulsion des projets de société et de l’action administrative des nations dans le monde. Lieux des décisions politiques et des politiques de lutte contre la covid-19 en particulier ;

–       Que les villes sont les lieux de concentration des pouvoirs économique et financier. Lieux de localisation des sièges sociales des grandes entreprises, des activités industrielles et de services à hautes valeurs ajoutées. Ce sont aussi les lieux d’implantation des banques, assurances et autres établissements financiers. Elles abritent aussi les infrastructures de commerce et l’essentiel des activités économique non agricoles, elles génèrent 80% du PIB mondial et sont les lieux où se décident toutes les politiques d’investissements publics et privés dans tous les pays ;

–       Que les villes sont les lieux de concentration des activités culturelles et cultuelles et parfois de transformations sociales dans le monde. Les sièges des médias, les lieux d’implantation des galeries d’art et des musées, elles sont aussi les centres de mémoires, de transmission et de diffusion des grandes religions du monde ; Jérusalem, le Vatican à Rome, le Mecque, etc. Les droits de vote des femmes, l’abolition de l’esclavage, etc., les luttes pour la plupart des droits sociaux sont menées et gagnées dans les villes ;

–       Que les villes sont les lieux de concentration de populations, 56% de la population mondiale en 2020, et surtout une concentration d’une grande diversité de talents. Elles sont aussi des centres de grandes consommations ; environ 75% de l’énergie primaire dans le mondiale et 80% des produits vivriers ;

–       Que les villes sont enfin les lieux de concentration du savoir et de l’innovation. Lieux de localisation des grandes universités, des grandes bibliothèques, des centres et laboratoires de recherches. Elles sont indispensables pour le progrès de la connaissance et de l’humanité.

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L’AFRIQUE PEUT-ELLE SAUTER DES ETAPES ET PASSER DU ROLE DE FOURNISSEUR DE MATIERES PREMIERES A LA 4EME REVOLUTION INDUSTRIELLE ?

Les Émirats arabes unis sont le premier pays au monde à créer un Ministère chargé de la stratégie nationale en matière d’Intelligence Artificielle (IA), une Université spécialisée dans l’IA et un évènement annuel « GITEX Future Stars » consacré à l’innovation technologique à Dubaï et incluant tous les acteurs des start-up du monde entier. Derrière la création de l’émirat se cache la noble ambition d’être le leader mondial de l’IA avec l’objectif d’augmenter le PIB des EAU de 25% d’ici 2031, selon Bloomberg Markets and Finance.

Le Nigérian Abdulhakim Bashir a remporté le prix du « Best AI Startup » au GITEX Supernova, édition 2019 à Dubaï. Son produit « CHINIKI GUARD » apporte une solution innovante permettant de réduire le taux de vols à l’étalage dans les lieux publics, en utilisant l’Intelligence Artificielle. Il a remporté le meilleur prix dans sa catégorie IA, contre 750 autres startups venant du monde entier. Pour lui, l’IA est encore au stade de développement (R&D) et n’importe quel pays au monde peut encore prétendre en prendre le leadership s’il y met le prix.

EN ATTENDANT LA QUATRIEME REVOLUTION INDUSTRIELLE EN AFRIQUE

Popularisée par le Pr. Klaus Schwab et le « World Economic Forum », la 4ème révolution Industrielle s’inscrit dans le prolongement du tournant digital. Elle se définit par deux mouvements convergents : une mobilité permanente (généralisation d’internet sous sa forme mobile, capteurs toujours plus petits, plus puissants et moins chers) qui s’étend jusqu’à l’intégration de la technique dans l’homme lui-même (variante possible de la biologie augmentée) et apparition de l’intelligence artificielle venant bouleverser notre société dans ses fondements.

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MIS A GENOUX PAR LA COVID-19, LE SPORT POURRAIT ETRE UN SECTEUR CLE DE LA RELANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE

Pour le baron Pierre de Coubertin, pour être opérationnels, les choix en matière de politique nationale des sports doivent plutôt viser le sport de masse, c’est-à-dire, le relèvement du niveau de vie global des populations, seule condition pour que tous les besoins de pratiques physiques et sportives soient pris en compte. De plus, le sport de masse favorise aussi la recherche de la performance, entraînant une contribution des Activités Physiques et Sportives au développement économique des pays en Afrique. Activité multidimensionnelle par excellence, la dimension « éducation » du sport permet la prise en compte des jeunes du primaire au niveau universitaire. Mais c’est la dimension « santé et bien-être » qui concerne l’ensemble de la population qui permettra aux politiques publiques de déployer et de réguler les projets de sport de masse et en tant que loisir et de renforcer le développement global de la société. De plus, le sport, secteur médiatique par excellence contribue à renforcer le prestige de l’Afrique ainsi qu’à rapprocher les athlètes de haut niveau de ceux des autres continents. Lire la suite

« Pour que dix soient capables de prouesses étonnantes, il faut que cent fassent du sport de façon intensive et que mille pratiquent la culture physique ». Le baron Pierre de Coubertin, fondateur des jeux olympiques

Selon David van Bodegom (Médecin, scientifique sur le vieillissement au centre de connaissances de Leyden Academy), quand il s’agit du vieillissement, les riches et pauvres ne sont pas logés à la même enseigne. Les 20% de la population la plus riche du Pays-Bas, bénéficient de 19 années de vie en bonne santé et 7 années de plus que les pauvres, grâce à leur mode de vie, basé sur des exercices physiques régulières et une alimentation adaptée.

UN SECTEUR ECONOMIQUE DYNAMIQUE LARGEMENT IGNORE SUR LE CONTINENT

Pour le baron Pierre de Coubertin, pour être opérationnels, les choix en matière de politique nationale des sports doivent plutôt viser le sport de masse, c’est-à-dire, le relèvement du niveau de vie global des populations, seule condition pour que tous les besoins de pratiques physiques et sportives soient pris en compte. De plus, le sport de masse favorise aussi la recherche de la performance, entraînant une contribution des Activités Physiques et Sportives au développement économique des pays en Afrique. Activité multidimensionnelle par excellence, la dimension « éducation » du sport permet la prise en compte des jeunes du primaire au niveau universitaire. Mais c’est la dimension « santé et bien-être » qui concerne l’ensemble de la population qui permettra aux politiques publiques de déployer et de réguler les projets de sport de masse et en tant que loisir et de renforcer le développement global de la société. De plus, le sport, secteur médiatique par excellence contribue à renforcer le prestige de l’Afrique ainsi qu’à rapprocher les athlètes de haut niveau de ceux des autres continents. Lire la suite

ACCELERER LA CREATION D’EMPLOIS POUR LES JEUNES DANS LE SECTEUR DU NUMERIQUE EN AFRIQUE

OU COMMENT PASSER DE LA PHASE DE LA CONNECTVITE A LA PHASE DE LA CREATIVITE ! 

Avec la montée en puissance de la digitalisation et la dépendance du monde dans les technologies du Numérique dont la robotique, l’Intelligence Artificielle (IA), etc., l’avenir de l’Humanité repose sur la créativité.

Selon les experts le talent est uniformément reparti sur le globe. Et les jeunes africains ont besoin d’opportunités pour montrer leurs talents. Toutefois, l’économie du numérique semble être caractérisée par la guerre des talents, entreprises et talents se concentrent là où se trouvent déjà des talents, créant ainsi une forte densité d’entreprises qui apprennent les unes des autres. Dans cette nouvelle économie du savoir, la pensée traditionnelle selon laquelle les gens suivent les entreprises et les emplois ne fonctionnait plus.

Ainsi, au moins six des CEO des plus grandes entreprises du numériques des USA sont d’origine indienne. Ils dirigent NOVARTIS (Vasant Narasimhan, 2017), IBM (Arvind Krishna, avril 2020), MASTERCARD (Ajaypal Singh Banga, 2009), ADOBE SYSTEMS (Shantanu Narayen,2007), MICROSOFT (Satya Nadella,2014), GOOGLE (Sundar Pichai, 2019). Ils ont tous étudié dans les meilleures universités de leur pays avant d’émigrer aux Etats-Unis.

L’AFRIQUE EN TETE DANS L’UTILISATION DE TELEPHONES MOBILES DANS LE MONDE

Selon Bruno Mettling, Président d’Orange Afrique et Moyen-Orient, dans son livre « Booming Africa: Le temps de l’Afrique digitale », en 2030, l’Afrique sera le continent le plus numérique, le plus peuplé et le plus jeune du monde. La révolution numérique actuelle du continent est soutenue par la téléphonie mobile et les technologies de l’information et de la communication (TIC) et portée par une population jeune et urbaine. Les villes étant des centres de concentration de populations (diversité des talents), du savoir, de la recherche et de l’innovation.

Si le numérique a progressé dans les pays développés avec Internet dans le sillage des ordinateurs et de l’informatique, il se déploie en Afrique en sautant des étapes. Ainsi, la téléphonie fixe a été submergé et son développement avorté. Quant à l’accès à Internet, il a sauté l’étape des ordinateurs. Cette avancée (dite par “leapfrog”) peut être illustrée aussi par les services de paiement et de transfert d’argent par téléphone mobile, qui se sont développés dans des contextes de faible bancarisation, mais qui en sont aussi des accélérateurs. Les exemples les plus connus étant Mpesa au kényan, Orange Money, etc. Ces expériences au Sud s’inscrivent dans le registre de “l’innovation inversée” : des innovations sont d’abord produites en Afrique et pour le marché africain avant de se diffuser globalement. C’est le cas de M-Pesa qui a été lancé en Inde et en Roumanie.

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MEILLEURS VOEUX 2021

 

Les crises déchirent le réel, révèlent les failles du système et sont une fenêtre ouverte vers plus de possibilités.  Citation tirée de « LES VERTUS DE L’ÉCHEC – Charles Pépin »

COMMENT RELANCER L’INDUSTRIALISATION EN AFRIQUE APRES LA COVID-19 ? DES EXEMPLES DE REUSSITES A SUIVRE

La forte croissance économique au début des années 2000 de nombreux pays africains, n’a pas profité à la population en âge de travailler, trop importante par rapport au nombre d’emplois créés. Pour absorber les jeunes entrant sur le marché du travail, l’Afrique doit créer 12 à 15 millions d’emplois par an.

L’histoire et l’expérience montrent que l’urbanisation est étroitement liée à la croissance économique et à a transformation des économies en faveur des secteurs productifs à savoir l’industrie et les services. Les données disponibles indiquent qu’en Afrique, l’urbanisation et l’industrialisation sont dissociées, ce qui empêche d’exploiter les possibilités de création d’emplois et d’amélioration du bien-être. En effet ; depuis les années 1970, la production manufacturière de l’Afrique a stagné à environ 10 % du PIB.

Le rétablissement du lien entre l’urbanisation et l’industrialisation en Afrique surtout après la COVID-19, grâce à des politiques, stratégies et investissements délibérés est une priorité pour la durabilité des villes et des industries. Lire la suite