AU-DELA DES MESURES DE REDRESSEMENT ECONOMIQUE. LES JEUNES ET L’AFRIQUE ONT BESOIN DE TRAVAIL, ENCORE DU TRAVAIL, TOUJOURS DU TRAVAIL. COMMENT RENDRE LES VILLES AFRICAINES PRODUCTIVES ?

 

DANS UN CONTEXTE D’URBANISATION RAPIDE ET DE RENFORCEMENT DES QUARTIERS PRÉCAIRES OU « URBANISME DE BIDONVILLE » : L’AFRIQUE DOIT-ELLE INVENTER SA PROPRE CHARTE D’ATHENES ?

Le coronavirus, avec environ 90% de tous les cas signalés survenant dans les villes selon l’ONU, montre que les zones urbaines sont l’épicentre de la pandémie. Et elle a surtout révélé le rôle important que joue les villes dans le développement économique et la stabilité sociale des Etats du monde entier et des pays africains en particulier. En effet, l’isolement des grandes métropoles du monde et la suspension des activités urbaines jugées non essentielles ont mis à l’arrêt l’activité économique mondiale et occasionné une baisse drastique des ressources financières des pays, une augmentation du chômage et de la pauvreté et une menace sur la paix sociale.

Les villes africaines sont caractérisées par un fort taux d’informalité de l’habitat et des activités économiques, 90% des emplois sont créés par le secteur informel et 60% des citadins africains vivent dans des bidonvilles. Si aucun effort n’est fait pour inverser cette tendance, le contient risque de s’installer dans ce que Edgar PIETERSE appelle « l’urbanisme de Bidonvilles », la population urbaine de l’Afrique devra atteindre 1,2 milliards selon les projections de l’ONU-HABITAT en 2050. Les villes africaines doivent donc recevoir un regain d’attention des pouvoirs publics et sortir de cette crise avec des outils de panification et de gestion adaptés susceptibles d’être mise en œuvre et appliqués, et qui permettent de bâtir l’avenir du continent sur leurs immenses potentiels de développement économique, social, culturel, technologique, etc.

Aujourd’hui, la situation des villes africaines n’est pas très éloignée de celle des villes Européennes du début de la révolution industrielle.

A la révolution industrielle au 19ème siècle, les villes connaissent une augmentation démographique exceptionnelle. Ce qui entraîne une poussée brutale de l’urbanisation.

Les conséquences directes sur l’espace urbain sont la dégradation des conditions sanitaires et de l’hygiène, l’entassement des populations dans des taudis et la prolifération des épidémies meurtrières tel le choléra.

Les effets urbains de la révolution industrielle vont engendrer d’abord des réactions en terme de réglementation, de restructuration et de modernisation (l’exemple des transformations de Paris initié par le baron Haussmann est suivi partout), puis à la recherche de méthodes permettant de remodeler l’espace urbain s’inscrivant dans le nouveau contexte et répondant aux besoins nouveaux. Deux réactions reflétant deux types de projection spatiale d’image de ville et correspondant à deux modèles se sont développés.

  • Le Modèle Progressiste tourné vers le futur ;
  • Et le Modèle culturaliste tourné vers le passé.

En résumé, les propositions d’aménagement urbain qui se développent avec la constitution de l’urbanisme à la fin du XIXe siècle présentent la spécialité de donner des modèles « de projections spatiales, d’images de la ville future », en réponse à ce qui est perçu alors comme le désordre matériel et social de la ville industrielle.

Le modèle progressiste est le modèle le plus appliqué dans le monde y compris dans les pays les moins développés d’Afrique.

La doctrine de l’urbanisme progressiste fut élaborée lors des Congrès Internationaux d’Architecture Moderne (CIAM), la charte d’Athènes définissant les critères de la ville moderne.

  • LA BIBLE DE L’URBANISME : LA CHARTE D’ATHENES

Aujourd’hui encore, pas un architecte ou urbaniste ne manque de se référer, pour l’adopter ou le contester, à ce qui semble être un texte fondateur, voire sacré, de la profession. Géraldine Brausch

 La Charte d’Athènes a été mis en place en 1933 dans le cadre des Congrès Internationaux des Architectes Modernes (CIAM) avec comme objectif de définir les bases de l’urbanisme « Moderne », « Progressiste », « Fonctionnaliste » qui va envahir le monde pendant plusieurs décennies. Elle s’est imposée rapidement et sans réelles difficultés. La ville historique, totalement déréglée voire ravagée par l’industrialisation, ne peut plus répondre aux besoins de l’homme et aux exigences de son temps. Comme les temps de loisirs, rendus possibles par la société machiniste. Pour remédier à ces maux, « le premier devoir de l’urbanisme est de se mettre en accord avec les besoins fondamentaux des hommes », dit la doctrine, qui va reposer sur la séparation des fonctions : habiter, travailler, se récréer et circuler. Prise séparément, aucune fonction ne fait la ville. C’est leur combinaison qui, selon la charte, relève de l’urbain. Transcrite sur le terrain, cette idéologie conduit à décomposer les espaces et à donner à chaque lieu une destination unique. Il appréhende l’urbanisme non pas comme une esthétique (de l’avenue ou de la place) mais comme une machine destinée à satisfaire les besoins de tous. C’est le principe de « zonage » ou « zoning », c’est-à-dire la séparation des « diverses activités humaines » (travailler, se loger, se recréer, circuler) et l’attribution à chacune d’un espace spécifique (« locaux d’habitation, centres industriels ou commerciaux, salles ou terrains destinés aux loisirs ». Le zonage vise à mettre « de l’ordre dans le territoire urbain »; plus encore, il « est l’opération faite sur un plan de ville dans le but d’attribuer à chaque fonction et à chaque individu sa juste place ». L’hygiène et la santé imposent une organisation ouverte de l’espace troué de vides et de vastes voies de circulation et des espaces verts. Elle propose une approche plus inspirée de l’ingénierie que de l’art, écarte un aménagement guidé par les seules préoccupations du pouvoir pour ne s’atteler qu’à une mission : permettre à la ville de répondre à des besoins élémentaires et par conséquent universels. Le Corbusier auteur de la Charte, est convaincu que le salut de l’humanité réside dans la mise en ordre de la ville. Si la ville est bien ordonnée, c’est-à-dire ordonnée autour des quatre fonctions définies par La Charte, l’harmonie sera assurée. Au final, la cause de tous les maux (la cause du « Mal ») mais aussi leurs « remèdes » (le Salut) résideraient dans l’aménagement de l’espace.

Les fondements du développement durable sont établis sur le constat d’une « crise écologique » dans la seconde moitié du XXe siècle, en insistant sur des situations considérées comme critiques et globales : pollutions, déforestation, désertification puis échauffement climatique. Dans un tel contexte où la nature constitue le cœur des préoccupations des mouvements de protection, où la société est considérée comme la cause de toutes les dégradations, la ville ne peut que demeurer hors de la problématique du développement. L’intégration de la ville aux questions du développement durable s’effectue lentement dans le cadre des grandes conférences internationales pour s’imposer pleinement et officiellement en 1992 à la Conférence de Rio ou Sommet de la Terre. Dont la déclaration finale porte sur l’Agenda 21, la convention sur le changement climatique, la biodiversité, la déclaration sur la désertification et sur la forêt. Désormais l’urbanisation est acceptée et la mise en œuvre des agendas 21 locaux est encouragée.

Les défis et enjeux du Développement Durable vont révéler les limites de la Charte d’Athènes dans la planification des villes, des territoires et des établissements humains. Entre autres griefs on peut retenir :

  • le zonage, qui fut le maître mot de la Charte d’Athènes, se substitue une recherche de mixité fonctionnelle et sociale, susceptible d’endiguer les besoins croissants de mobilité et les processus de ségrégation socio-spatiale ;
  • l’urbanisme d’experts à l’inverse de l’urbanisme d’experts, nourri par l’offensive rationaliste des CIAM dans les années trente, le développement durable propose une construction partenariale et la participation de tous les acteurs du secteur urbain dans la planification de la ville ;
  • la fonction « circuler » et le recourt au tout automobile, va favoriser l’extension des villes, l’allongement des distances et temps de transport, l’augmentation de la consommation des énergies fossiles et des rejets de CO2, l’augmentation des linéaires de VRD et des coûts des aménagements urbains, l’élimination des autres modes de transport actifs (vélo, marche, etc.) et l’augmentation des maladies non transmissible (diabète, hypertension artérielle, …), etc.

En résumé, on reproche à la Charte d’Athènes d’être à la base de la dégradation des centres villes, l’expansion anarchique et incessante des zones construites, la ségrégation croissante par origines et revenus, la détérioration de l’environnement, la disparition des zones cultivées et des espaces naturels, ainsi que l’oubli des héritages culturels (au lieu de faire table rase du passé).

  • L’URBANISME DURABLE N’A PAS SA BIBLE. LA NAISSANCE DE NOUVELLES CHARTES D’ATHENES

Face aux limites manifeste de la Charte d’Athènes à résoudre les problèmes bien réels comme l’extension urbaine incessante, les rejets de CO2 liés à la forme urbaine, etc., que son application engendre, il n’existe aucun modèle bien structuré pour la remplacer. En lieu et place, on voit émerger des chartes spécifiques visant à définir les principes et les enjeux de l’urbanisme « Durable » et qui varient de l’échelle continental à l’échelle de projet. On peut citer :

  • la Charte d’ Aalborg 1994. Cette charte des villes européennes pour la durabilité a été adoptée par la Conférence européenne sur les villes durables à Aalborg, Danemark, le 27 mai 1994. Le but est de remplir la tâche définie au chapitre 28 de l’Action 21 adoptée par le sommet de Rio en juin 1992, deux ans plutôt ;
  • la Charte du New Urbanisme 1994. Est un courant urbanistique né aux Etats-Unis dans les années 1994, pensée comme une alternative à la Charte d’Athènes. La Charte du New Urbanism (NU) est publié en 1996 et est intitulé en français « Les Principes du Nouvel Urbanisme » ;
  • la nouvelle charte d’Athènes 1998 et 2003. Adopté par le Conseil Européen d’Urbanistes (CEU) en 1998. Il été décidé que le CEU devrait maintenir la charte dans un processus de révision continue et actualisée tous les quatre ans. La nouvelle charte d’Athènes a été révisée en 2003 ;
  • la Charte des Communautés Urbaines de France ;
  • la Charte Municipale d’écologie urbaine et de développement durable de la ville de Bordeaux
  • la Charte des éco-quartiers de la ville de Lille ;

 

 La croissance urbaine en Afrique s’est réalisée sans développement économique, sans industrialisation et sans augmentation de la production agricole. Paul Bairoch

 La ville « favorise la monétarisation de l’économie, facilite la mobilité sociale et l’adéquation entre l’offre et la demande de main-d’œuvre qualifiée, élargit les débouchés de la production industrielle et agricole » Paul Bairoch

« La planification urbaine et territoriale a une fonction économique inhérente et fondamentale. Il s’agit d’un puissant instrument de redéfinition des formes et des fonctions des villes et des régions en vue de générer croissance économique, prospérité et emploi de manière endogène, tout en répondant aux besoins des groupes les plus vulnérables, marginalisés ou défavorisés ». UN-HABITAT

En tant qu’instrument puissant de redéfinition des formes et des fonctions urbaines, la planification spatiale urbain permet de promouvoir la densité et la compacité dans la forme urbaine, de préserver la biodiversité, de renforcer la productivité et la mixité sociale et fonctionnelle ou de mettre en œuvre des actions volontaristes en matière de mobilité ou de gestion des déchets, etc. La planification spatiale peut aider à planifier et aménager des villes durables.

Si l’intégration de la ville aux questions du développement durable s’effectue lentement dans le cadre des grandes conférences internationales, la question urbaine a toujours été présente dans les discutions internationale depuis 1968 et 1972. Réunion des experts du Club de Rome. Rapport Meadows, Halte à la croissance ou la croissance zéro. L’urbanisation et l’industrialisation sont dénoncées comme source de dysfonctionnements pour l’environnement. 1972 Premiers travaux de la Banque mondiale sur la question des bidonvilles. 1976. Conférence de Vancouver sur les établissements humains, « Habitat I ». Nécessaire planification urbaine (et rurale), maîtrise de l’urbanisation, intérêt pour le logement. 1996.Conférence d’Istanbul, « Habitat II ». Constat de l’échec de la planification et de la maîtrise de la croissance urbaine. Constat de l’importance de la ville et de sa nécessaire intégration au développement durable. Place majeure accordée aux pouvoirs locaux. Des objectifs très généraux sont énoncés pour une ville durable. Septembre 2015 adoption des ODD avec la ville et les établissements humains comme objectif spécifique, l’objectif n°11. Décembre 2015 COP 21 à Paris et Octobre 2016 (Habitat III) à Quito tous centrés sur le développement durable.

Les gouvernements africains auraient dû décliner des engagements supranationaux qu’ils ont contractés lors de ces différents sommets et qui les lient dans leurs lois nationales et leurs outils de planification urbaine. Force est de constater que les engagements pris lors de ces sommets ne sont pas traduits dans les outils de planification qui continuent de reproduire les principes de la charte d’Athènes. Ce modèle de planification explique-t-il les enjeux urbains de l’Afrique ? La croissance urbaine en Afrique s’est réalisée sans développement économique, sans industrialisation et sans augmentation de la production agricole. Paul Bairoch

Un indicateur de l’importance du secteur informel en Afrique est le faible taux de bancarisation qui persiste à une moyenne de 20 % selon la Banque mondiale. Ceux qui n’ont pas de compte gèrent autrement leurs flux financiers, par le biais d’une épargne elle aussi informelle. Mêmes si le mobile money est entrain de renforcer l’inclusion financière des plus pauvres.

Environ 80% des emplois urbains sont du secteur informel. Ces emplois se caractérisent par une faible productivité, un faible niveau d’emploi et des revenus de survie. Dans ces conditions, l’accès au logement dans le cadre d’un marché foncier et immobilier libéralisé est impossible au plus pauvre d’où la prolifération des bidonvilles et renforcement des inégalités sociales.

Les outils de planification devraient identifier et protéger de toute occupation, les zones à risques et les réserves administratives destinées au équipements publiques (écoles, hôpitaux, etc.) et à la voirie. Dans la plupart des cas en Afrique, les études de planification ne font pas l’objet d’application et l’occupation des zones non constructible est courant avec des conséquences désastreuses sur l’environnement et les vie humaines.

De plus, la plupart des villes africaines sont nourries par les exportations. Les citadins pauvres ou riches sont des consommateurs nets de produits agricoles. La déconnexion des villes de leur hinterland rural faute de routes praticables en toute saison et le manque de soutien des Etats à l’agriculture vivrière, l’Afrique étant par ailleurs parmi les premiers au monde dans la production et la commercialisation à l’état brut de cultures de rentes, cacao notamment, renforcent une situation de pauvreté généralisée tant en milieu urbain qu’en milieu rural. Pour changer cette tendance, il faut rendre les villes africaines productives et prospère.

  • RENDRE LES VILLES PLUS PRODUCTIVES ET CRÉER DES EMPLOIS POUR LE PLUS GRAND NOMBRE

Si les outils de planification urbaine et territoriale sont d’une extrême importance dans la productivité des villes surtout dans le contexte de développement durable actuel, leur rôle sera irremplaçable dans la définition ou la redéfinition des fonctions et formes urbaines, plus compactes et orientées vers plus de mixité fonctionnelle et sociale, réduisant ainsi les distances domicile, travail et loisirs et par conséquent la consommation des énergies fossiles et la réduction des émissions de CO2 et autres polluants dans l’atmosphère. Ils doivent intégrer et faire cohabiter harmonieusement tous les autres modes de transport dans les villes ; les déplacements à pied, à vélos, les transports en communs, etc.

Les outils de planification doivent aussi promouvoir des Zones Economiques Spéciales et/ou des Zones Industrielles écologiques, reliées à des zones de logements sociaux décents et abordables pour les ouvriers ainsi que des services de transports publics ou privés, modernes et confortables.

La prospérité économique de la ville, seule, ne suffira pas à éradiquer les quartiers précaires sans une volonté politique des Etts. Il faudra alors élaborer des plans de restructuration et d’insertion de ces quartiers précaires dans le tissu urbain. La réduction de la pauvreté urbaine et l’insertion des populations des quartiers précaires dans le tissu économique formel augmenter le nombre de consommateurs et par voie de conséquence le taux de croissance de l’économie locale. L’amélioration des bidonvilles est un acte économique et non une politique sociale.

Mais, la productivité des villes dépend aussi et surtout à la disponibilité d’infrastructures de qualité, durables, abondantes, accessibles et abordables. Il s’agit en premier lieu de l’électricité, des infrastructures et services de transport, des infrastructures et services de TIC, de l’eau potable et des systèmes d’assainissement. Infrastructures qui exigent de grands efforts d’investissements publics des Etats. C’est pourquoi dans la définition ou la mise à jour de nouveaux des outils de planification urbaine, le rôle des Etats est incontournable.

QUI POUR ÉLABORER LES OUTILS MODERNES DE PLANIFICATION TERRITORIALE ET URBAINE EN AFRIQUE ?

  • INTÉGRER L’URBANISATION DANS LA PLANIFICATION DU DÉVELOPPEMENT NATIONAL. LE ORLE IRREMPLAÇABLE DES ETATS

Selon la Commission Economique pour l’Afrique (CEA) des Nations Unies, l’Afrique est un continent en pleine urbanisation dont la population urbaine totale devrait passer à 50% en 2035 et à 60 % d’ici 2050. Cette transition urbaine a une incidence sur les économies nationales et la manière dont les villes se développent peut stimuler ou limiter le développement économique. Jusqu’à présent, l’intégration de l’urbanisation et des opportunités économiques connexes   inhérentes à la croissance des villes africaines dans la planification du développement national des pays africains a été limitée. Le processus d’urbanisation à une nature transitoire et nécessite d’orienter cette vague de croissance urbaine pour créer le type de villes qui amélioreront la transformation structurelle inclusive au lieu de la restreindre. Étant donné que les liens entre les villes et le développement national sont multisectoriels et complexes, la planification du développement national est l’outil politique idéal pour mobiliser diverses activités multiniveaux et multisectorielles en vue d’exploiter les villes pour un développement économique inclusif.

  • LES ACTEURS DU SECTEUR URBAIN

La Charte d’Aalborg a été adoptée par les participants à la conférence européenne sur les villes durables qui s’est tenue dans la ville danoise d’Aalborg le 27 mai 1994. Elle se présente comme une anti-charte d’Athènes, prônant une densité et une mixité des fonctions urbaines au service du développement durable. Cette conférence a regroupé essentiellement les villes européennes, les collectivités locales et leurs associations.

La Charte du New Urbanism (NU) est issu d’un courant architectural et urbanistique qui s’est organisé en 1994 dans le cadre d’une association dénommé « Congrees for New Urbanism » (CNU). Cette association a regroupé 2400 membres dont des architectes et des urbanistes.

La nouvelle charte d’Athènes 1998 et 2003. Adopté par le Conseil Européen d’Urbanistes (CEU) en 1998. Est l’œuvre des associations européennes des urbanistes.

A l’évidence, la création de nouveaux outils de planification urbaine mieux adaptés au nouveau contexte de développement durable est l’œuvre des élus des collectivités territoriales, de praticiens et de spécialistes de la planification et de l’aménagement urbain. Le monde est à dix (10) ans de l’agenda 2030 qui donne la marche à suivre pour parvenir à un avenir meilleur et plus durable pour tous. L’Afrique ne devra –telle pas à l’instar des Européens et des Américains élaborer des outils de planification urbaine et territoriale propres regroupant les Etats et les Professionnels du secteur urbain ?

Partager cet article Après lecture !!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *